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Apprendre à reconnaître les tiques

Tiques à pattes noires
Credit: Espace pour la vie / André-Philippe Drapeau Picard
Black-legged tick
  • Black-legged tick
  • Size of the black-legged tick (Ixodes scapularis)
  • Not ticks
Apprendre à reconnaître les tiques

Les tiques sont de plus en plus présentes dans les parcs et espaces verts du Québec. Apprenez à les reconnaître facilement et découvrez les précautions à prendre pour profiter de la nature en toute sécurité.

La tique à pattes noires, le principal vecteur de la maladie de Lyme

La tique est un petit arthropode appartenant à la classe des arachnides. Au Québec, l’espèce la plus surveillée est la tique à pattes noires (Ixodes scapularis), connue pour transmettre la bactérie Borrelia burgdorferi, l'agent responsable de la maladie de Lyme. En raison de sa petite taille et de sa ressemblance avec d’autres arthropodes, elle peut être confondue avec d’autres espèces. Toutefois, une observation attentive permet généralement de la reconnaitre.

Confusion entre les tiques et d’autres espèces d’arthropodes

Quels arthropodes sont le plus souvent confondus avec des tiques? L’étude intitulée « I “Tick,” Therefore I Am: Which Arthropods Are Misidentified as Ticks by the General Public? » menée par André-Philippe Drapeau Picard, agent de recherche à l'Insectarium, en collaboration avec Jérémie Bouffard et Jade Savage de l’Université Bishop’s, s’intéresse à cette question.

À partir des données du programme de science participative eTick, les entomologistes ont identifié plusieurs arthropodes fréquemment confondus avec des tiques par le public. Parmi les plus souvent identifiés à tort comme des tiques figurent les ptines, des charançons, les scarabées japonais et les pseudoscorpions.

Ces résultats soulignent l'importance de sensibiliser le public aux espèces d'arthropodes moins connues et d'améliorer les outils d'identification des tiques. Caractéristiques pour identifier une tique

Selon leur stade de développement, les tiques mesurent entre 1 et 5mm (aussi petite qu’une extrémité de crayon ou une graine de pavot). Comme la plupart des arachnides, elles ont huit pattes à l’état de nymphe et d’adulte (mais six pattes à l’état larvaire), leur corps est ovale et aplati lorsqu'elles ne sont pas engorgées. Contrairement à d’autres arthropodes qui possèdent un corps segmenté en trois parties (tête, thorax, abdomen), les tiques possèdent un corps fusionné séparé en tête et abdomen. Elles ne possèdent ni antennes, ni ailes.

Les deux tiques couramment rencontrées au Québec sont la tique à pattes noires (Ixodes scapularis) et la tique américaine du chien (Dermacentor variabilis).

Les tiques deviennent actives lorsque les températures dépassent 4 degrés Celsius et que la neige ne recouvre plus le sol. Elles préfèrent les milieux humides et sont généralement retrouvées dans le sous-bois des forêts, dans les herbes hautes, les feuilles mortes, etc...

Prévenir les piqûres de tique

Pour réduire les risques de piqûres, plusieurs gestes préventifs peuvent être utilisés:

  • Porter des vêtements longs;
  • Porter des chaussettes qui couvrent le dessus des pantalons;
  • Utiliser un répulsif contenant du DEET ou de l’icaridine;
  • Rester sur les sentiers aménagés lors de promenades dans les parcs;
  • Faire un examen complet du corps, une fois de retour à la maison;
  • Mettre les vêtements à la sécheuse.

Les tiques et l’approche Une Seule Santé     

Les tiques est l’un des axes du projet de recherche Une Seule Santé, qui reconnait les liens étroits entre les santés humaine, animale et des écosystèmes (BD Une Seule Santé). Dans les parcs naturels péri-urbains, plusieurs facteurs interagissent : les conditions environnementales, la biodiversité et les interactions entre espèces. Comprendre ces enjeux nécessite donc la collaboration de nombreuses disciplines et acteurs.

Le projet PARCS en Santé s’articule autour de trois axes : les tiques et agents pathogènes, les cerfs de Virginie et restauration des écosystèmes ainsi que la science participative, et mobilise à la fois les connaissances scientifiques et l’expérience des communautés. Mené dans plusieurs parcs naturels de la région de Montréal, de Montérégie et d’Estrie, il vise à développer des stratégies durables permettant de protéger la biodiversité tout en réduisant les risques pour la santé liés aux maladies transmises par les tiques. Pour y parvenir, le projet réunit des spécialistes de divers domaines (écologie, santé, sciences humaines et sociales) et des organisations de différents secteurs (environnement, santé) à différents niveaux (municipal, provincial, fédéral). Cette vision intégrée est au cœur même de l’approche Une Seule Santé.

 

Pour en savoir plus:

 

Lire aussi:

Les sciences participatives : faire d’une pierre trois coups

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